Sous le voile. Petite histoire d’une longue hystérie

Docteur en droit, enseignant à l’Université européenne des études juives (UNEEJ), il intervient régulièrement sur I24NEWS. Dernier ouvrage publié : Israël et ses conflits (Le Bord de l’eau, 2017).

Depuis trente ans, la question du voile islamique occupe une place privilégiée dans le débat public. La question a pourtant évolué. Mais pas dans le bon sens. Les interdictions successives, censées faire reculer l’islamisme, l’ont plutôt encouragé. La défense de la laïcité brandie comme un étendard sert souvent à masquer des motifs peu avouables.

On a peine à le croire, mais depuis trente ans c’est bien la question du voile islamique qui occupe la première place dans le débat public sur les questions de société. Cette polémique cède le pas à d’autres controverses pendant de courtes périodes comme en 1999 avec le PACS ou en 2008 avec le mariage pour tous. Notons que, comme pour le voile, les opposants à ces nouvelles lois présentaient leur combat comme apolitique. En ce qui concerne le voile, le doute n’est pas permis : depuis l’origine, l’affaire est de nature politique, strictement politique.

1989, trois voiles à Creil et un militant du RPR

Il s’appelle Ernest Chenière, et trente ans après le début de l’affaire, la presse s’est de nouveau intéressée à lui [1]. D’origine antillaise et parlant l’arabe, il est nommé principal du collège Louis Havez de Creil, un établissement difficile. A la rentrée 1989, trois jeunes filles se présentent au collège avec leur voile qu’elles refusent d’enlever malgré les demandes du principal. Le 4 octobre 1989, elles sont exclues de l’établissement. L’affaire rendue publique par un article du Courrier Picard va très vite acquérir une dimension nationale. Le Conseil d’Etat, saisi par le ministre de l’Education nationale de l’époque, Lionel Jospin, donne un avis le 27 novembre 1989 ne condamnant pas le port du voile pourvu qu’il n’ait pas de caractère ostentatoire ou revendicatif. Sur la base de cet avis, le Ministre publie une circulaire préconisant le dialogue avec les intéressées. L’affaire soulève des passions. Le Nouvel Observateur publie un appel signé par Elisabeth Badinter, Régis Debray, Alain Finkielkraut, Elisabeth de Fontenay, Catherine Kintzler : « Profs, ne capitulons pas ! » Ces intellectuels critiquent le laxisme du Ministre, et soulignent leur volonté de voir sanctuariser l’école contre toute influence religieuse. En d’autres termes, l’affaire du voile révèle un profond malaise concernant la défense des libertés individuelles et des limites que l’on peut apporter au droit à la différence. Les éléments du débat n’ont pas changé depuis l’affaire de Creil. Mais on oublie que le principal de collège à l’origine de l’affaire n’était pas neutre politiquement. Investi par le RPR aux élections législatives de 1993, il fut l’un des rares candidats de ce parti à ne pas se voir opposer de candidat du Front national. Ce qui lui permettra d’emporter la circonscription de Creil traditionnellement détenue par la gauche. Ce succès électoral emporte une autre leçon non démentie jusqu’à aujourd’hui : s’opposer au voile paie politiquement.

2004, la commission Stasi et la loi

La seconde affaire du voile se déroule pendant l’année scolaire 1993-1994. A Grenoble, Shéhérazade, une élève refusant d’ôter son voile, est exclue. Cette affaire Shéhérazade montre les limites de la circulaire Jospin qui ne peut empêcher la multiplication des affaires traitées au cas par cas par des chefs d’établissement devant faire face, vaille que vaille, à des situations où ils se sentent dépassés et abandonnés. En 1994, une nouvelle circulaire ministérielle signée François Bayrou distingue les « signes discrets » des « signes ostentatoires ». La multiplication des cas - le gouvernement évoquera en 2003 le chiffre de 1250 élèves voilées - conduit le président Chirac à nommer une commission, présidée par Bernard Stasi, pour faire des propositions. Fadela Amara, alors au sommet de la gloire médiatique de Ni putes Ni soumises, va jouer un rôle décisif lors de son audition par la commission Stasi. Se revendiquant musulmane pratiquante, son opinion ne peut être assimilée à une charge contre l’islam. Elle souligne que des filles isolées ne peuvent résister aux pressions des intégristes. Plus tard, le président Jacques Chirac la remerciera en lui disant : « Vous nous avez bien aidés sur la laïcité ». Les travaux aboutiront à la loi du 15 mars 2004 qui dispose : « Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit. » La loi sera appliquée, sans trop de difficulté, et aboutira à la situation actuelle : il n’y a plus de voile dans les établissements scolaires publics. Mais il y en a de plus en plus dans la rue et dans les facultés. Et surtout, loin d’être éteinte, la querelle sur le voile reste un thème majeur du débat politique, un véritable enjeu électoral. Mais pas un débat droite-gauche. C’est au sein de chaque famille politique que le voile divise.

La droite et la gauche se déchirent sur deux conceptions de la laïcité. L’une dite de la ‘laïcité fermée’, préconise l’application pure et simple de principes républicains intangibles, et souligne le besoin d’unifier la population contre les menaces de l’intégrisme. En creux, ses partisans considèrent que les étrangers ont des devoirs envers l’identité française. La seconde, pour une laïcité dite ‘ouverte’, dénonce une tendance à l’intégrisme laïc (‘laïcard’), et soutient la volonté de dialogue et de dédramatisation comme l’avait voulu Lionel Jospin. En tout état de cause, la loi de 2004 n’est plus remise en cause aujourd’hui. Sauf par les islamistes.

2004-2010, tapis rouge pour les islamistes

C’est à l’occasion de l’affaire du voile que l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), la branche française (officieuse) des Frères musulmans, va commencer à faire parler d’elle. Son président écrit au Premier ministre de l’époque, Michel Rocard : « Aucun doute sur le devoir de chaque musulmane de porter le voile ». Et l’UOIF menace : « Ceux qui veulent exclure nos filles par ce qu’elles ont choisi librement de porter le foulard n’auront pas nos voix. Ceux qui veulent les obliger à suivre des cours de natation n’auront pas nos voix » [2]. Ces années seront celles de l’apogée de l’association qui réunit chaque année au Bourget pendant un long week-end de printemps des dizaines de milliers de fidèles où les femmes voilées sont majoritaires. Des orateurs, parfois venus de l’étranger, y tiennent souvent un discours intégriste. L’un d’eux est devenu l’idole d’une jeunesse musulmane cultivée et une vedette du petit écran : Tarik Ramadan. Il n’est pas le seul à attirer la lumière au Bourget. Car des responsables politiques se pressent aussi au rassemblement de l’UOIF. Notamment Nicolas Sarkozy. Il avait déjà favorisé discrètement cette organisation lors de la constitution du Conseil français du culte musulman en 2003, en prévoyant un critère de représentativité fondé sur la surface des mosquées. Quelques mois avant, il s’était rendu au rassemblement du Bourget pour y déclarer : « Je suis venu en ami. » Il donna du reste à l’UOIF un brevet de respectabilité dans son livre d’entretiens consacré aux religions : « La vérité c’est que l’UOIF mène, sur le terrain, un travail utile contre des adversaires autrement plus dangereux pour la République : les salafistes. » [3]. C’est l’inverse qui se produira, on le verra. Pendant toutes ces années, le port du voile ne cesse de s’étendre. Non seulement, le nombre de femmes voilées augmente, mais, en plus le style du voile évolue, le tissu devenant plus large, cachant une partie de plus en plus importante du visage. On voit même apparaître le voile intégral.

2010, la loi sur le voile intégral

A l’instar de la loi de 2004, celle du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, présentée comme apolitique, traduit aussi une volonté très politique. Pourtant, au départ ce texte résulte d’une démarche transpartisane. Une mission parlementaire, présidée par le député communiste André Gérin, qui a longtemps été maire de Vénissieux, ville où les islamistes sont bien implantés, enquête sur le phénomène, encore très limité. Bousculant les conclusions des parlementaires, Jean-François Copé, alors président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, propose une loi d’interdiction. Sa démarche n’est pas innocente : voulant succéder à Nicolas Sarkozy, et dans un premier temps ravir à son rival Xavier Bertrand la présidence de son parti, il entend flatter son électorat. Plus tard, pendant la campagne pour cette présidence, il ira jusqu’à parler du cas d’un garçon qui se serait fait « arracher son pain au chocolat par des voyous sous prétexte qu’on ne mange pas pendant le ramadan ». On ne saura jamais si l’histoire est vraie, mais elle en dit long sur le climat qui entoure désormais tout débat sur l’islam : une hystérie politiquement orientée. Contrairement à la loi de 2004, la loi de 2010 fut très mal appliquée, conduisant rarement à des verbalisations, mais plus souvent à des multi récidives, et parfois à des incidents violents, des jeunes s’opposant aux contrôles de la police (à Trappes en 2013, par exemple). Mais les conséquences des deux lois convergent sur un point : loin de faire reculer l’islamisme, elles sont utilisées par ses prêcheurs qui les dénoncent pour accroître leur influence.

2015, la rupture

Les islamistes savent y faire. Ils progressent de deux façons. De façon visible, en investissant les cités, suscitant l’intérêt d’une jeunesse à la recherche d’un exutoire pour échapper aux discriminations et aux dealers, parfois pour « racheter » un passé de délinquants. De façon invisible, avec l’argent du Qatar et de l’Arabie saoudite, ils investissent massivement les médias communautaires, les réseaux sociaux, les associations et les mosquées pour y développer un double discours : un discours religieux appelant les jeunes à (re)venir à une interprétation littérale de l’islam, à une pratique rigoriste ; un discours politique dénonçant pêle-mêle le racisme, les discriminations, le sort des Palestiniens … La défense du voile est bien entendu un de leurs thèmes de prédilection. D’autant que sur ce thème, les musulmans, majoritairement modérés, n’entendent pas se voir dicter leur comportement. En marginalisant ces derniers, les islamistes exercent surtout une influence a contrario. C’est l’une des raisons de l’absence remarquée de la communauté musulmane lors des manifestations du 11 janvier 2015 après les attentats contre Charlie Hebdo, à Vanves et à l’Hypercacher. D’autant que quelques mois avant, des personnalités influentes comme Rokaya Diallo avaient justifié les menaces proférées contre l’hebdomadaire satirique qui avait publié des caricatures de Mahomet. Des dirigeants communautaires avaient bien eu l’idée d’organiser un évènement « Not in my name », qui, comme en Grande Bretagne aurait constitué l’acte de naissance d’un mouvement de masse des musulmans de France échappant aux islamistes. Mais l’idée fut bien vite abandonnée pour des raisons inconnues.

Les attentats du 13 novembre 2015 au Bataclan et ailleurs, celui de Nice le 14 juillet 2016, confirmèrent cette rupture. Les violences verbales et physiques contre les musulmans, les femmes voilées constituant une cible de choix, se multiplièrent. L’heure de gloire du CCIF avait sonnée.

2016-2019, CCIF contre Printemps Républicain

Créé en 2003, le Comité contre l’islamophobie en France appartient incontestablement à la mouvance invisible de l’islamisme, défendant des imams expulsés pour leur radicalisme, invitant des prêcheurs de cette tendance à son dîner annuel de collecte. Cela n’a pas empêché le CCIF de s’imposer dans le débat public grâce à ses actions qui sont principalement de deux ordres : la dénonciation des actes antimusulmans qui fait l’objet d’un rapport annuel de l’association, et une protection juridique des personnes discriminées. Nul doute que ce dernier aspect renforce l’audience du CCIF au sein de la communauté musulmane … et la radicalisation du débat. Ainsi, après l’incident provoqué au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le CCIF se précipita pour mettre un avocat à la disposition de la mère de famille voilée qui avait quitté la salle sur injonction d’un élu du Rassemblement national. A la suite de cet incident, et d’un attentat qui fit deux blessés devant la mosquée de Bayonne, le CCIF fut l’un des principaux organisateurs de la manifestation contre l’islamophobie qui réunit plus de 10 000 participants le 10 novembre à Paris. Au cours de ce rassemblement, l’ancien responsable du CCIF, Marwan Muhammad, fit reprendre par la foule le cri « Allah hou Akbar ! ». La boucle était bouclée et l’enchaînement des évènements mérite qu’on s’y arrête : à la suite d’un incident et d’un attentat incontestablement islamophobes, le CCIF se dresse en défenseur des musulmans avant d’organiser une manifestation identitaire. On notera également qu’au terme de cette période, Marine Le Pen bénéficia d’une côte de popularité et d’intentions de votes record dans les sondages.

Le CCIF utilise fréquemment l’argument de l’instrumentalisation de la laïcité comme arme dirigée contre l’islam. Dénonciation facile lorsque la laïcité est revendiquée par le Rassemblement national. Ou encore lorsque Bruno Retailleau, élu d’une Vendée où la crèche trône dans les bâtiments publics à Noël, dépose une proposition de loi visant à faire interdire l’accompagnement des sorties scolaires par des mères voilées. Mais à gauche aussi, l’invocation de la laïcité n’est pas toujours innocente.

Ainsi, le Printemps républicain, constitué en 2016 à la suite d’un appel de personnalités principalement de gauche et proches de Manuel Valls, ne fait pas dans la nuance. Il condamne le port du voile et nombre de ses fondateurs aimeraient l’interdire à l’université. Manuel Valls lui-même s’est signalé par un soutien aux maires ayant pris des arrêtés anti-burkini pendant l’été 2016, arrêtés jugés illégaux par le Conseil d’Etat. La Haute assemblée a en effet considéré que ces arrêts portaient « une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle » [4]. En d’autres termes, la défense de la laïcité à bon dos.

Mais force est de reconnaître que le port du voile soulève des questions. Le fait que des musulmanes le portent volontairement pour exprimer leur foi est conforme à la loi de 1905 qui n’interdit pas le port de signes religieux dans l’espace public. Mais le développement de cette pratique coïncide – ce n’est pas un hasard – avec l’offensive islamiste qui entend réislamiser les populations musulmanes à la base. Plus encore, son port imposé dans nombre de pays musulmans (Arabie saoudite, Iran …) fait douter de son caractère émancipateur comme le proclament certaines de ses adeptes.

Mais le débat aborde rarement sur le fond cette réalité complexe. L’hystérie est entretenue par toute une génération d’intellectuels qui ont fait du voile, et plus largement de l’islam, le vecteur de leur discours.

L’intelligentsia antivoile

Des écrivains (Michel Houellebecq, Yann Moix), des philosophes (Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner), des universitaires (Laurent Bouvet, Philippe Iribarne), des historiens (Georges Bensoussan) des journalistes (Eric Zemmour, Ivan Roufiol, Zineb el Rahzoui, Philippe Val, Yves Mamou) et tant d’autres sont devenus les porte-parole du courant antivoile. Auto-proclamés spécialistes de l’islam, la plupart d’entre eux ne parlent pas l’arabe et n’ont jamais lu une sourate du Coran … Mais le créneau est porteur, et certains n’auraient pas accédé à la notoriété sans cela. Au-delà de leurs divergences, ils partagent deux obsessions : une hostilité au voile présenté comme antiféministe et/ou contraire à la laïcité ; un rejet du terme islamophobie qualifié d’outil au service de l’islamisme visant à interdire la critique de l’islam, qui, ajoutent-t-ils, doit être accessible à la critique comme toute religion. Le problème est que la seule religion critiquée par eux est la loi du Prophète … Ils n’ont du reste rien inventé. L’hystérie antivoile et anti-islam a connu un de ses sommets après le 11 septembre 2001 sous la plume d’Oriana Fallacci qui, avec « La Rage et l’orgueil », fit œuvre pionnière en la matière : « Il y a quelque chose, dans les hommes arabes, qui dégoûte les femmes de bon goût. […] Au lieu de contribuer au progrès de l’humanité, [les fils d’Allah] passent leur temps avec le derrière en l’air à prier cinq fois par jour » [5]. L’ouvrage se vendit à plus d’un million d’exemplaires en Europe. Plus près de nous, mais souvent devant un public acquis d’avance, certains de nos spécialistes es-islam font preuve d’une grande franchise. Ainsi, en 2017 dans l’enceinte d’une école francophone de Tel-Aviv, Philippe Val lors d’une conférence consacrée aux démocraties face au terrorisme, conclut son propos en soulignant « à titre personnel » son malaise face à une religion qui oblige à prier cinq fois par jour, comporte des interdits alimentaires et est hostile au mariage mixte [6]. L’islamophobie existe bien. Loin de faire reculer l’islamisme, elle encourage toutes les dérives et tous les extrémismes. Même l’UOIF s’est vue dépassée dans l’intégrisme. Le rassemblement du Bourget connaît beaucoup moins de succès qu’auparavant. C’est normal, ce sont désormais les salafistes qui occupent le créneau du rigorisme.

Depuis 30 ans, et peut-être encore pour les 30 ans qui viennent, le voile constitue un puissant dérivatif. Cette histoire, qui, rappelons-le, avait débuté avec trois adolescentes dans un collège de la périphérie, permet aux responsables politiques d’éviter de parler de vrais sujets : les discriminations, l’intégration, les réfugiés … Elle autorise aussi nombre d’intellectuels ou prétendus tels à se parer des atours du féminisme et de la laïcité pour faire carrière. En tout état de cause, notons que leur combat a totalement échoué, et que la machine à intégrer qui avait bien fonctionné pendant des décennies est en pleine régression. Le CCIF pourrait un jour prétendre au leadership de la communauté musulmane. L’avenir d’Eric Zemmour est assuré. Et Marine Le Pen jubile.

// Article publié le 21 novembre 2019 Pour citer cet article : Philippe Velilla, « Sous le voile. Petite histoire d’une longue hystérie », Revue du MAUSS permanente, 21 novembre 2019 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?Sous-le-voile-Petite-histoire-d-une-longue-hysterie
Notes

[1Voir par exemple l’interview de l’intéressé par Laurent Valdigué dans Marianne du 19 septembre 2019.

[2Déclaration de Fouad Allaoui au rassemblement annuel de l’UOIF au Bourget en mai 2002.

[3Nicolas Sarkozy, La République, les religions, l’espérance, entretiens avec Thibaud Collin et Philippe Verdin, Cerf, 2004.

[4Ordonnance du 26 août 2016.

[5Oriana Fallaci, La Rage et l’Orgueil, Paris, Plon, 2002.

[6Conférence donnée à Tal Business School le 11 janvier 2017. L’auteur de ces lignes qui était parmi les auditeurs de cette conférence s’autorise à en parler …

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