L’appel de la chaire  [fr]
Collectif | 9 février 2010
À une époque où les pouvoirs publics cherchent à transformer radicalement la recherche française, où ce sont de plus en plus des projets de courte durée que les agences de moyens financent, où les crédits récurrents des laboratoires de recherche diminuent au profit (...)
Qu’est-ce qui fait société ? Conférences de l’AJEF. | John Locke, Christian Lazzeri ; J.J. Rousseau, Bruno Bernardi ; David Hume, Philippe Saltel
Conférence-débat de l’Université populaire et citoyenne de Paris autour de l’ouvrage de Bruno Frère, Le nouvel esprit solidaire | Le 3/02/2010 de 18h30 à 20h30, Salle des conférences du Musée des arts et métiers (Paris), avec Philippe Corcuff (Université de Lyon 2), Marc Jacquemain (Université de Liège), Martine Théveniaut (Pactes locaux) et Olivier Brès (collectif Alerte)
Séminaire « Politiques néolibérales et action syndicale » | Le mouvement étudiant face à la mutation néolibérale de l’université
Critiques et brèves de lecture MAUSSiennes
Bouglé. Justice et solidarité En inscrivant résolument l’œuvre de Célestin Bouglé dans les débats contemporains sur la justice et le pluralisme démocratique, Alain Policar ne revendique pas seulement le choix d’une « lecture au présent » redonnant vie aux idées et aux engagements de l’un des (...)
› Note publiée le 4 février 2010 par Isabelle de Mecquenem
Le bêtisier du sociologue
› Note publiée le 4 février 2010 par Hervé Marchal et Jean-Marc Stébé
La règle d’or et le don

Il semble exister une certaine universalité de la règle d’or, qui stipule : « Do as you would be done by ». Ou encore, selon l’évangile selon Mathieu (VII, 12) : « Tout ce que vous voudriez que les hommes vous fassent, faites-le vous-même pour eux ». Quel rapport entre la règle d’or, la réciprocité et le don, ce roc de la morale éternelle selon Mauss ?

Religion in Contemporary Consumer Societies

Comment penser les caractéristiques du religieux aujourd’hui au-delà des constats de fragmentation et d’éclatement ? Recensant les grandes caractéristiques de la religiosité actuelle en Occident (le religieux vécu, en somme), il en ressort qu’il faille penser les mutations des dernières décennies en fonction de l’avènement de la société de consommation. En reprenant Charles Taylor, François Gauthier soutient que la société de consommation, en tant que rapport et processus social, a radicalisé le tournant subjectif moderne dans nos sociétés, transformant profondément le paysage religieux. L’auteur introduit également aux travaux de Raymond Lemieux et reprend la notion féconde « d’itinéraire de sens » pour dégager la cohérence des pratiques contemporaines.

Du don comme réponse à l’énigme du don

Nous reprenons ici la recension critique faite par Alain Caillé lors de la parution de L’énigme du don de Maurice Godelier paru initialement dans la Revue de l’Homme, puis dans Don, intérêt et désintéressement (La Découverte/MAUSS). L’enjeu central du débat repose sur la question des sacra : les objets sacrés, les sacra, pour Godelier, ne sont pas du ressort du don puisque leur particularité est précisément de ne pas être échangés. Voilà qui semble court à deux égards : d’abord, il en va d’une conception du don qui semble se réduire à la réciprocité, à l’échange, ensuite, parce que cette perspective ne voit pas les cycles particuliers du don dans lesquels ces sacra s’inscrivent. C’est dans ce texte qu’Alain Caillé fait mention, pour la première fois, des trois axes du don vertical, transversal et horizontal, le propre de la religion étant de les articuler avec « l’invisible » de chaque société. Une critique à lire avec la recension de Le don du patrimoine de Jean Davallon. F. G.

La confiance dévorée par l’économie  [fr]

Peut-être un des effets les plus généraux de la crise de la finance et de l’économie est-elle la perte de la confiance générale dans les institutions. Crise de confiance qui est également la cause de la crise économique. « A qui se fier ? » demandait le numéro 4 de La Revue du MAUSS semestrielle (épuisé mais très bientôt réédité en DVD avec les numéros 1, 2, 3 et 5). La question est de plus en plus d’actualité. Mais l’article (qui ignore trop les travaux du MAUSS...) montre qu’on ne peut même pas se fier aux sciences sociales pour penser la confiance qui demeure largement terra incognita.

La masturbation solitaire, le don et l’utilitarisme  [fr]

Une discussion a agité récemment les milieux Maussiens sur le thème : peut-on se donner à soi-même ? Oui, ont répondu certains en se référant à la masturbation. Mais celle-ci est-elle de l’ordre du don ? Ne serait-elle pas plutôt du côté de l’utilitarisme ? Ceux qui veulent se faire une idée sur la question trouveront ici un argumentaire fouillé.

Sciences économiques et sociales  [fr]

Une progression pédagogique (classe de Première) qui met en scène le débat entre utilitarisme(s) et antiutilitarisme(s) dans les sciences sociales, et qui interroge l’hypothèse formulée par Marcel Mauss selon laquelle le don constitue le roc de notre économie (le lien économique), de notre droit (le lien politique) et de notre morale (le lien social).

Vae Victis. La face sombre de la méritocratie  [fr]

Est-il sûr qu’une société régie par l’égalité des chances et dans laquelle chacun recevrait effectivement ce qu’il mérite soit effectivement désirable ? La société la meilleure ? La plus juste ? Contrairement aux apparences, ne serait-elle pas en fait la plus effrayante, la plus insupportable, comme le suggère l’auteur dans le sillage de la contre-utopie de Michael Young ? On lira ici une analyse particulièrement fouillée et informée de la question. Rappelons, sur le même thème, les analyses de Dominique Girardot dans ses deux articles : Devons-nous mériter notre salaire ?, Revue du Mauss, n° 29, 2007 et Les Apories du mérite, Revue du Mauss, n° 32, 200.

Faut-il en finir avec le vieux socialisme ?  [fr]

Avec l’aimable autorisation de l’auteur, nous reproduisons ici le prologue et l’introduction de La délicate essence du socialisme, qui vient de paraître aux Editions Le Bord de l’eau. A écouter également, la Fabrique de l’histoire, sur France-culture, à laquelle Philippe Chanial a été invité le 14 janvier dernier : (http://sites.radiofrance.fr/chaines...).

Marx et le travail : acte créateur et instrument d’aliénation Ce texte constitue la version, très légèrement révisée de la communication que j’ai faite le 13 novembre 2009 à la Mairie de Lyon lors des « Journées de l’économie » (Jéco). Cet exposé s’inscrivait dans le cadre d’une table ronde qui réunissait dans une « rencontre autour de Marx », André Orléan, qui a évoqué la thématique de la valeur et de la monnaie, moi-même sur le travail et Pierre Dockès sur la théorie des crises. Il s’agit d’une intervention dans une manifestation à l’intention du grand public. J’ai conservé ici la forme de l’exposé, me contentant de fournir en note les références pour citer mes sources ou mes propres textes où ces questions sont plus développées.
On pourra trouver la vidéo de la conférence avec les trois interventions et le débat avec le public à l’adresse : http://www.touteconomie.org/index.p...
Orwell, la gauche, l’anti-totalitarisme et la common decency (propos recueillis par Elisabeth Levy) Jean-Claude Michéa, un entretien avec Elizabeth Levy sur George Orwell (avec l’aimable autorisation du Magazine littéraire, décembre 2009).
Mauss, il dono e l’Essai sur le don Ce power point rédigé par l’économiste italien Marco Cedrini donne une présentation particulièrement précise et synthétique des textes qui ont marqué le débat sur le paradigme du don, depuis Marcel Mauss jusqu’au MAUSS.
El antiutilitarismo y la descolonización del pensamiento latinoamericano sobre globalización [pt_br] En Amérique latine, il y a un sentiment négatif très fort à l’égard du néolibéralisme, mais il est diffus et imprécis. Il manque, à mon avis, un débat plus rigoureux sur les fondements philosophiques et épistémologiques de la pensée dominante mondiale, ce qui exigerait une discussion sur la nature de l’utilitarisme, sur celle de l’anti-utilitarisme et sur leurs présences ambiguës dans le champ des sciences sociales en Amérique Latine. Si je constate que nous avons beaucoup avancé en ce qui concerne la critique de la colonisation des savoirs et des pouvoirs, c’est loin d’être le cas concernant la discussion sur l’anti-utilitarisme ; celle-ci reste très mal comprise dans les milieux académiques. Pour faire avancer le débat, il me semble qu’il faut articuler les approches théoriques anti-utilitariste et post-coloniale autour d’un but très noble du point de vue politique : la dénaturalisation de l’idéologie néolibérale qui a produit des conséquences néfastes dans la région. Les anti-utilitaristes peuvent offrir aux post-colonialistes des informations singulières sur la nature du capitalisme du marché et sur les issues anticapitalistes ; les post-coloniaux peuvent apporter aux anti-utilitaristes leurs réflexions originales sur l’importance des traditions émancipatrices ; sur les résistances politiques, culturelles et symboliques, toujours vivantes ; et sur les savoirs déconstructionnistes, susceptibles d’aider les antiutilitaristes à organiser une critique universaliste et différenciée. Le fait que je sois adhérent au MAUSS et dirigeant de l’ALAS (Association LatinoAméricaine de Sociologie) a facilité la rédaction de cette synthèse théorique. P. H. M.
Organisation paysanne au Brésil : capital social, réciprocité et valeurs humaines  [fr] Les organisations productives paysannes brésiliennes en prise avec le marché s’étayent sur des valeurs (confiance, loyauté, justice) qui sont inscrites dans les relations de réciprocité qu’entretiennent les personnes, ou encore dans le don. Que l’économie n’est pas un ordre autonome qui obéit à ses seules lois prétendument naturelles ...
Teoria e Prática em Economia Solidária. Problemática, Desafios e Vocação [pt] Un beau panorama de l’économie populaire et solidaire au Brésil qui pointe sur les enjeux politiques de sa consolidation, précédé d’une présentation fort synthétique du cadre conceptuel que Genauto Carvalho de França Filho se donne pour l’appréhender.
Pour un nouveau contrat social tripartite. Dix ans de « politique d’engagement citoyen » en Allemagne

Les thématiques de l’engagement citoyen et de la société civile se sont constituées en véritables topoi politiques dans la lignée des conclusions rendues par la commission parlementaire sur « l’avenir de l’engagement citoyen en Allemagne » en 2002. Le concept « d’engagement citoyen » désigne à la fois un principe d’action et un nouveau paradigme sociopolitique. Il dessine ainsi les contours d’un nouveau contrat social sur la base d’une gouvernance trisectorielle visant à rendre les citoyens acteurs de leur environnement. L’Allemagne commence à mesurer les effets de la mise en application, au niveau politique, du concept d’Engagement citoyen. Des projets audacieux tels que le Réseau Fédéral de l’Engagement Citoyen offrent des résultats prometteurs et parfois inattendus.

Mai 68 : un héritage clivé

On se souvient comme Nicolas Sarkozy a pu fustiger l’esprit de 68 en déclarant vouloir en liquider l’héritage. On a pu, à l’époque, s’étonner d’une telle véhémence de la part du Président. En effet, outre le fait que c’est en grande partie grâce à celui-ci que les libertés individuelles de divorcer ou de se remarier sont aujourd’hui largement mieux tolérées et respectées qu’à l’époque, il est une autre dimension de cet esprit dont Nicolas Sarkozy est probablement redevable : la pensée économique « libertarienne », née, pour sa déclinaison française, de l’improbable union entre l’esprit frondeur et libertaire de 68 et l’économie de marché [3].

Lien social et économie d’hébergement gratuit sur Couchsurfing

L’essentiel de la discussion sur le don via internet se concentre généralement sur les logiciels libres et sur wikipedia. Mais l’échange des logements via couchsurfing, que l’auteur analyse ici en se fondant sur une enquête ethnographique, prend une ampleur étonnante. Une autre forme de don entre étrangers.

La coopération socialiste

Marcel Mauss s’interroge en 1904 sur le socialisme des coopératives, dans un contexte de débats entre libéralisme, socialisme et solidarisme.

Castoriadis et l’anarchisme

A suivre Jean-Louis Prat, Cornelius Castoriadis a entretenu des rapports critiques vis-à-vis de l’anarchisme, en contestant, pour le principal, son refus de toute médiation politique susceptible de faire avancer la société sur la voie de l’autonomie, ainsi que son individualisme, « signe extérieur d’une incapacité à penser le social ». Il y a toujours eu et il y aura toujours du pouvoir, explique Castoriadis, et le pouvoir n’est pas une malédiction, pour autant qu’il se loge dans la forme démocratique. L’Etat non plus n’est pas nécessairement l’opposé de l’autonomie : la société contre l’Etat décrite par Pierre Clastres n’a rien d’autonome, puisqu’elle ne distingue pas le sacré du profane, et puisqu’elle repose sur un principe d’indistinction de ses membres. (DA)

La Revue du MAUSS semestrielle n°35. Que faire, que penser de Marx aujourd’hui ?
Francesco Fistetti. Théories du multiculturalisme
La Revue du MAUSS semestrielle n°33. L’université en crise. Mort ou résurrection ?
Norbert Alter. Donner et prendre.
Philippe Chanial, Daniel Céfaï, « L’association comme politique »
Genauto Carvalho, Sylvain Dzimira. Don et économie solidaire
Benjamin Moitrel, Le don comme « libre » échange
L’Esprit de Philadelphie. La justice sociale face au marché total
Une loi pour les retraites. Débats socialistes et syndicalistes autour de la loi de 1910
Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP