L’exception européenne. Ces mérites qui nous distinguent
Depuis ses débuts, parallèlement à sa critique de l’utilitarisme et à sa dénonciation de l’économisme généralisé, le MAUSS mène le combat – assez retombé il est vrai ces derniers temps pour tout un ensemble de raisons sur lesquelles ils serait bon de revenir – contre (...)
Tout semble happé par la logique du calcul utilitaire, jusqu’aux biens communs... Mais rien n’est inéluctable.
En s’appuyant sur Lévy-Bruhl, Paul Jorion précise les contours de la mentalité primitive : elle opère par classement « en vrac » de notions selon l’équivalence de la réponse émotionnelle qu’elles suscitent. Il nous rappelle au passage que de ce point de vue nous sommes parfois des primitifs.
Pas de décroissance sans démocratie. Pas de démocratie sans prise en compte des multiples « rationalités », sans organisation du conflit entre les différentes interprétations du monde. F. Flipo condamne ici sans détour les tentations autoritaires - pour ne pas dire totalitaires - d’un certain écologisme.
Mauss et Keynes, même combat (pour le don) ? En tous cas, avec l’ouvrage de Dostaler Keynes et ses combats déjà recensé dans la RDMP, cet article ouvre un chantier important pour le MAUSS : celui de l’antiutilitarisme (Dostaler) et du don (Cedrini) dans la pensée de Keynes. Les néo-keynésiens avec nous vers une économie politique institutionnaliste ?
Marcel Mauss n’était pas qu’un homme de science, le fondateur de l’ethnologie française. C’était un chaud partisan du socialisme démocratique (et associationniste), celui qu’incarnait Jaurès, dont il était l’ami.